La Seyne au secours de 1750 croisiéristes
Surprenant convoi mardi soir, aux alentours de 22 h. 35 bus arrivent à La Seyne. A bord, 1750 croisiéristes du Brilliance of the seas, victimes du mauvais temps en rade de Villefranche-sur-Mer.
Grâce à la réactivité de la Compagnie, des voyagistes et de la Chambre de commerce et d'industrie du Var, ces infortunés passagers sont pris en charge dès leur arrivée. Elus et commerçants se mobilisent dans un vaste élan de solidarité : médicaments, café chaud et viennoiseries sont proposés. Le boulanger Richard Levilly a notamment met la main à la pâte pour offrir pain, gâteaux et boissons.
Marc Vuillemot, accompagné de ses adjoints Raphaëlle Leguen et Rachid Maziane, de Thierry Dalmas, Directeur général des services, des agents de la Police municipale et du Plan de secours et de prévention des risques, à pied d'oeuvre dès l'arrivée des croisiéristes, assurent la logistique. Le maire fait rouvrir l'Hôtel de Ville pour permettre aux personnes fragiles de se reposer. De son côté, la CCIV dépêche du personnel, notamment des interprètes afin d'expliquer les tenants et les aboutissants de cette situation. Pour la petite histoire, quatre d'entre-elles en train de fêter un anniversaire à Saint Elme, répondent immédiatement à l'appel de la CCIV, à la recherche de renforts.
Et que ce soit en anglais, en allemand ou en italien, le maire, bus après bus, se lance dans un exercice de communication. Il se présente, parle de la ville et explique que tout est fait pour un réembarquement dans les meilleurs délais.
23H30 lueur d'espoir.
Le paquebot est annoncé peu avant minuit à La Seyne pour récupérer ses passagers. Après les manoeuvres d'usage suivies attentivement par tous, et à grand renfort de corne, le Brilliance of the seas retrouve ses enfants. Grands moments de joie tant à bord qu'à quai. L'inquiétude s'estompe, chacun y va de ses commentaires face à cette croisière hors du commun. Mais tout est bien qui finit bien. 5 h du matin, le Brilliance of the seas largue les amarres et poursuit sa croisière vers Florence.
Pourquoi La Seyne-sur-Mer ?
C'est effectivement la question que l'on peut se poser alors qu'il existe entre Villefranche-sur-Mer et notre ville, de nombreux ports.
Celui de La Seyne est le seul de la région à offrir, en cas de tempête, toutes les garanties de sécurité. Orienté face au mistral pour limiter la prise au vent, le môle d'armement et ses 10 mètres de tirant d'eau peut accueillir les plus gros longs paquebots. Un atout stratégique pour les armateurs.

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