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Dans toutes les communes, la tendance est à la réduction de la facture énergétique et de la pollution lumineuse. La Seyne n'échappe pas à cette propension économique et écologique. 1ère étape : la rue d'Alsace.
En septembre, les 17 « boules » à vapeur de mercure d'une puissance de 125 watts ont été remplacées par des lampes à sodium haute pression de 70 watts. Un gain d'énergie considérable pour un éclairage public plus performant ! La bonne nouvelle ne s'arrête pas là puisque le dispositif se poursuit dans d'autres rues du centre-ville avant de s'étendre à toute la commune. C'est donc un projet à long terme qui nécessite des investissements importants. 6 ans sont prévus pour effectuer tous les changements d'éclairage . A la clé, une réduction de 40% de la consommation d'énergie de l'éclairage public. Et 30% en moins sur la facture globale d'électricité !
Il faut savoir qu'en 2005, les coûts d'abonnement et d'éclairage ont coûté 459 861 euros; en 2006, 479 236 euros et en 2007, 463 947 euros. Les gains ne seront pas négligeables eu égard à la hausse régulière du prix de l'électricité.
Par ailleurs, cet engagement sur la durée permet d'obtenir le certificat d'économie d'énergie délivré par l'Agence de l'environnement et de la Maîtrise de l'Energie. Lequel permet d'obtenir des aides financières.
Enfin, le service Eclairage public étudie la possibilité de réduire de 40% le flux lumineux durant la nuit tout en conservant les normes de sécurité. Ce sera un point positif en faveur de la lutte contre la pollution lumineuse dont l'impact sur l'environnement sera remarquable. Plusieurs études ont démontré les conséquences psychologiques, stress, fatigue, troubles du sommeil, et les dérèglements hormonaux et nerveux sur l'homme. Animaux et végétaux sont eux aussi affectés par des champs lumineux puissants et constants provoquant des désordres dus à l'amalgame entre le jour et la nuit.
Enfin, si la technologie permet aujourd'hui de changer des lampes à vapeur de mercure par des lampes à sodium haute pression, d'ici à quelques années les LED (diodes électro-luminescentes) prendront le relais. Plus chères à l'achat, elles n'en restent pas moins faibles consommatrices d'énergie (30 à 50%) et d'une durée de vie quatre fois supérieure à une ampoule actuelle. Reste aux chercheurs à régler deux problèmes : la faible intensité d'éclairage des LED et la difficulté à concentrer le flux lumineux. |